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La Commission Permanente et indépendante des droits de l’homme (CPIDH) de l'OCI a vigoureusement condamné la tendance croissante de l'extrémisme et de l'intolérance dans le monde et a appelé à une action conjointe pour répondre collectivement à cette menace

Date: 11/4/2014

Lors d'une discussion ouverte sous le thème «la lutte contre l'extrémisme et l'intolérance", au cours de sa sixième session, qui a eu lieu au Secrétariat général de l'OCI à Djeddah, le 4 Novembre 2014, la Commission a fermement condamné toute association d'idéologies extrémistes et d'intolérance à l'Islam - une religion qui favorise la compassion, la coexistence, la justice et la paix dans ses enseignements, dans tous les aspects de la vie.

Allah donne l’injonction dans le Coran selon laquelle "Nous avons ainsi fait de vous une communauté impartiale afin que vous soyez témoins à l’encontre de l’humanité..." [2: 143], ("une communauté impartiale ou un peuple de modération/ témoins à l’encontre de l’humanité ou un modèle pour l'humanité"). Dans une autre sourate, Allah le Tout-Puissant exprime son mécontentement à l’égard des gens du Livre en raison des positions excessives de certains d'entre eux en disant: «O gens de l’Ecriture, ne transgressez pas les limites de votre religion au-delà de la vérité, et ne suivez pas les opinions de gens qui se sont égarés et qui ont fourvoyé de multitudes de gens; ils sont égarés loin du droit chemin. "[5:77].

 

Le Prophète Mohammad (Paix sur lui) a dit: "Ceci est en effet une religion d’apaisement. Nul n’argumentera jamais contre, sans être vaincu. Efforcez-vous alors pour la solidarité et le rapprochement, diffusez les bonnes nouvelles et entraidez-vous dans la journée comme au crépuscule ". Il a également mis en garde contre de telles attitudes en disant: "méfiez-vous des excès dans la religion - Ceux qui sont venus avant se sont effondrés en raison des excès dans la religion".

 

La Commission a affirmé que l'extrémisme et l'intolérance sont à l'opposé de l'équilibre et de la modération, qui sont en fait deux des caractéristiques les plus importantes de la foi islamique. C’est l'absence d'équilibre qui crée la posture de l'extrémisme dans lequel on se glisse. L’extrémisme implique le dépassement des limites légitimes en termes de croyance ou d'action. Une mise en garde a été faite à son encontre dans le Livre et la Sunna, qui l’ont discrédité. L'islam est une religion de paix, de tolérance, de modération et de respect de tous les droits et libertés fondamentaux de l'homme.

 

La Commission a attribué une partie des causes de l'extrémisme et de l'intolérance à l'ignorance, la pauvreté, le sous-développement, le manque d'éducation, les injustices politiques, ainsi que le refus des droits humains et des libertés fondamentales, y compris le droit à l'autodétermination. Elle a exhorté la communauté internationale à répondre à ces causes sous-jacentes grâce à une combinaison de solutions économiques, sociales, politiques et de développement, plutôt que de se concentrer seulement sur ses manifestations extérieures. C’est seulement à travers des actions fortes et unifiées à tous les niveaux et à tous les fronts, y compris la prévention de soutien financier et matériel aux extrémistes, que nous pourrons réussir dans nos efforts de lutte contre le fléau de l'intolérance, ainsi que de mieux promouvoir le dialogue, la paix et l'harmonie si nécessaires entre les cultures et les civilisations, a ajouté la Commission.

Les idéologies extrémistes, le radicalisme, l'intolérance et le terrorisme n'ont rien à voir avec l'islam. Les tenants de ces idéologies sont en effet les ennemis de l'Islam, qui associent à tort notre religion avec la violence et la haine qui est utilisée par des groupes islamophobes pour diffamer notre religion noble et irréprochable et pratiquer la discrimination contre les musulmans dans différentes parties du monde. La Commission a fermement condamné tous ces actes qui ne font que renforcer les moyens des extrémistes et des protagonistes de la terreur de chaque côté, qui menacent le tissu social ainsi que la paix et la sécurité des sociétés concernées. Les extrémistes, quelque nom qu’ils puissent porter, qui commettent des crimes contre des innocents, doivent être traduits en justice, afin d’assurer la primauté du droit et d’éviter l'impunité, de même qu’assurer la paix et la stabilité des sociétés respectives.

Soulignant l'importance de l'éducation et de la sensibilisation dans la lutte contre les tendances extrémistes, la Commission a mis l’accent sur le rôle crucial des chefs religieux et communautaires ainsi que les médias, pour freiner ces tendances par la promotion des idéaux de tolérance, de modération, de respect mutuel et de coexistence pacifique. Les États membres ont également été encouragés à promouvoir et renforcer les mécanismes existants de dialogue inter et intra religieux, qui aident à éviter les malentendus et à promouvoir une meilleure compréhension et un respect mutuel.

La Commission se félicite de la position de l'OCI et de ses États membres debout comme un seul homme, pour condamner les actes de haine, d'intolérance et d’idéologies extrémistes perpétrés par des groupes tels que Daesh (EI), Boko Haram, Al-Qaïda etc., ainsi que leurs efforts pour lutter contre le terrorisme. Elle a exhorté la communauté internationale à se joindre aux Etats membres de l'OCI pour lutter collectivement contre le fléau de l'extrémisme et de l'intolérance avec détermination et force. La Commission a également salué la Convention de l'OCI sur la lutte contre le terrorisme international et a encouragé tous les États Membres de l'OCI à la ratifier, au plus vite. A cet effet, la Commission a exprimé sa volonté d'aider les États membres autant que possible.

 


 
 
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