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La Commission Permanente Indépendante des Droits de l’Homme de l’OCI (CPIDH) a examiné, à l’occasion de sa sixième session ordinaire, la situation qui prévaut dans la Mosquée d’Al-Aqsa et rendu publique la déclaration suivante

Date: 11/6/2014

La Commission suit avec grande préoccupation les développements récents de la situation dans la mosquée d’Al-Aqsa, et est profondément alarmée par les pratiques israéliennes en cours dans ce lieu sacré, en l’absence d’une réaction internationale. Elle note que ces développements interviennent à la suite des attaques excessives menées contre Al-Aqsa par les dirigeants de colons extrémistes israéliens et de groupes, attaques qui se sont intensifiées durant les derniers mois, sous la surveillance et la protection de la police israélienne. La complaisance du Gouvernement israélien à l’égard de tels actes est une preuve irréfutable de sa tolérance des tentatives visant à modifier le caractère islamique de ce lieu sacré, ce qui ne sert qu’à encourager davantage l’extrémisme et raviver les tensions et la violence.

Il convient de noter que la Commission d’enquête britannique, fondée en 1929, sous le mandat britannique de la Palestine, avait établi qu’il n’y avait aucune preuve que le Temple de Salomon aurait été érigé sur ces lieux, et que la mosquée d’Al-Aqsa appartient uniquement à ceux de la foi musulmane. D’autres fouilles ne pourront prouver le contraire. Toute tentative de changer la nature de la cité sacrée serait non seulement contraire aux faits historiques, mais constituerait également une menace pour tout espoir d’un règlement pacifique du conflit politique entre Israéliens et Palestiniens, de même qu’elle ne fera qu’amplifier ce conflit.

La Commission appelle la Puissance occupante à respecter ses obligations quant à veiller à la sacralité et au libre accès aux lieux saints des musulmans et des chrétiens en Jérusalem-Est occupée. Les tentatives d’imposer le partage et des restrictions sur l’accès à la Mosquée d’Al-Aqsa, sur la base de l’âge ou du sexe, constituent des violations manifestes du principe de non-discrimination. Conformément à l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui stipule que : « Toute personne a droit à la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement. » Ce qui atteste que l’extrémisme entraîne l’extrémisme et que la violence ne fait qu’engendrer plus de violence.

La Commission rappelle, en outre, l’obligation qui est faîte à tous les États, en vertu du droit international relatif aux droits humains, de défendre et d’empêcher tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence.

 

 

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