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La Commission Permanente et Indépendante des Droits de l’Homme (CPIDH) de l’OCI a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour protéger les droits de l'homme des réfugiés et des migrants afin d’éviter la catastrophe humaine qui se profile dans le Golfe du Bengale et le détroit de Malacca.

Date: 5/20/2015

La CPIDH a exprimé ses profondes inquiétudes sur l'état vulnérable et la plus effroyable des réfugiés et des migrants économiques bloqués dans le Golfe du Bengale et le détroit de Malacca. L'état lamentable de milliers de ces migrants, y compris les femmes, les enfants et les personnes âgées, dans une longue période de temps, sans assistance pour assurer la protection de leurs droits humains fondamentaux, y compris le droit fondamental à la vie, soulève des questions importantes contre les gouvernements concernés et l'engagement de la communauté internationale pour les droits humains universels. La CPIDH a exhorté la communauté internationale et les gouvernements régionaux à prendre des mesures humanitaires immédiates pour remédier à la situation de ces migrants bloqués, en assurant la sécurité et la dignité de la vie humaine, y compris leur fournir d'urgence de la nourriture, des médicaments et d'autres équipements de base.

La CPIDH s’est félicitée de la décision des gouvernements indonésien et malaisien, de fournir un abri et d’exiger l'aide humanitaire à plus de 7000 de ces personnes bloquées. Elle a encouragé les autres gouvernements régionaux à se présenter et à assumer leurs responsabilités, en conformité avec les droits humains internationaux et le droit humanitaire. En outre, elle a insisté pour que toutes les mesures soient prises, en conformité avec le principe de non-refoulement et les normes fondamentales des droits de l'homme.

La CPIDH a souligné que la crise humanitaire en cours n‘est pas simplement le résultat de la migration économique. Elle implique également le déni des droits fondamentaux de l'homme et la persécution des Rohingyas qui fuient afin de protéger leur vie. À cette fin, la CPIDH a noté avec préoccupation, l'indifférence totale du gouvernement du Myanmar à prendre connaissance du problème de la crise et l’a exhorté à remédier aux causes profondes du problème, à assumer sa responsabilité et à prendre des mesures urgentes pour alléger les souffrances de sa population Rohingya.

La Commission a rappelé que la communauté internationale et les organes compétents des Nations Unies devraient adopter une approche holistique dans toutes les régions touchées du monde dans la lutte contre les facteurs «répulsifs» et «attractifs» qui fomentent ces tragédies humaines. Elle devrait également comporter des mesures pour décourager et éliminer les tendances xénophobes sous toutes leurs formes et manifestations par des individus, des groupes ou des Etats, a-t-il ajouté.


 
 
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