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Une délégation de la CPIDH participe au 1er Sommet/Salon mondial des femmes musulmanes (WISE) et appelle le monde musulman à l’autonomisation des femmes à la faveur d’un accès équitable à une éducation de qualité et aux soins de santé et à une participation accrue aux mécanismes de prise de décision

Date: 9/25/2016

Une délégation de la Commission permanente indépendante des droits de l’Homme (CPIDH), conduite par sa vice-présidente, l’Ambassadeur Ilham Ibrahim Ahmed, a participé au 1er Sommet/Salon mondial des femmes musulmanes (WISE 2016), tenu à Kuala Lumpur, du 23 au 25 ​​Septembre 2016. Outre le discours liminaire adressé par le chef de la délégation, les membres de la Commission, Dr Raihanah Binti Abdullah, Amb. Mostafa Alaei, Dr Siti Ruhaini et Mme Asila Wardak ont ​​fait des exposés thématiques sur des sujets pertinents.


Le Sommet a été organisé conjointement par le Gouvernement de la Malaisie, l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), le Forum islamique mondial, le Centre asiatique turc pour les études stratégiques et l’Université internationale islamique de Malaisie. Au programme du Sommet figurent notamment une « Conférence internationale sur les femmes et la consolidation de la paix », le lancement officiel d’une « bourse d’étude de l’OCI en Malaisie » et une exposition culturelle. Un grand nombre d’éminents académiciens, experts, représentants de la société civile et personnalités gouvernementales et non gouvernementales ont pris part au Sommet.


Dans son discours d’ouverture, Amb. Ilham Ahmed s’est félicitée de l’initiative, formant le vœu de voir ce Sommet contribuer à amener les femmes musulmanes instruites et clairvoyantes à participer à l’édification de la nation et au développement de sociétés pacifiques et progressistes où les femmes seraient reconnues pour leur force et leur contribution effective. Elle a, d’autre part, appelé les Etats membres de l’OCI à (A) hâter l’examen des différents cadres institutionnels et législations relatives aux femmes, au bien-être et au développement de la famille en vue d’améliorer leur force exécutoire et créer des synergies avec les mécanismes internationaux de développement sensibles au genre ; (B) encourager un environnement favorable à travers le plaidoyer et la coordination et la gouvernance intersectorielles ; et (c) intégrer le rôle des femmes dans les affaires de l’État, y compris la politique et la prise de décision, l’égalité des chances dans l’accès aux opportunités.


Elle a, en outre, passé en revue les réalisations accomplies par la Commission, dans un laps de temps relativement court, et donné un aperçu de la portée et de l’expansion des activités de la Commission en matière de promotion et de protection des droits des femmes.


De son côté, Dr. Raihanah a partagé, dans sa présentation intitulée : « Que pensent les femmes musulmanes malaisiennes de la paix : une étude préliminaire ? », les résultats de sa recherche académique, dans le souci de prouver que la paix durable dans une société donnée ne saurait être maintenue en l’absence de l’autonomisation des femmes en tant qu’agents du changement pour consolider la mise en œuvre de stratégies de consolidation de la paix à tous les niveaux de la société. Tout en faisant remarquer que la paix est non seulement associée au conflit, mais est également liée à la paix dans l’esprit, l’âme, le comportement et la pensée, elle a souligné le rôle des femmes en tant que mères dans l’illumination des esprits des générations futures et leur imprégnation des sentiments de tolérance et de respect mutuel pour une paix durable.


Pour sa part et dans sa présentation sur : « Les femmes musulmanes modernes : Aishah contre Cendrillon », l’Amb. Alaei s’est opposé à la comparaison déplacée, à la fois dans le contexte comme dans la composition, entre un véritable personnage et un autre fictif, avant d’identifier les différences dans la compréhension du concept occidental et islamique du « modernisme », basée sur une évolution historique et des interprétations philosophiques divergentes. Il a, en outre, suggéré que les femmes musulmanes devraient s’efforcer de : (a) s’émanciper de la vision purement individualiste, égocentrique et égoïste de la vie moderne ; (b) approfondir la sensibilisation et élever la voix contre les pratiques traditionnelles et culturelles néfastes qui n’ont aucun rapport avec l’islam ; (c) décourager le libéralisme irresponsable sous ses différents aspects de la vie et  promouvoir le paradigme des droits dans le contexte des responsabilités afférentes ; (d) conforter les capacités et les compétences nécessaires pour appréhender et relever de manière appropriée les défis contemporains dans le domaine de l’éducation, de la science et de la technologie et du développement socio-économique.


Dans sa présentation sous le titre : « Heurter le plafond de verre du leadership des femmes », Dr Siti Ruhaini a mis en évidence la présence d’ «écarts entre les genres» dans la représentation des femmes aux niveaux public, politique et de gestion, ce qui entrave leur avancement personnel et professionnel. Elle a recommandé la sensibilisation du public pour des pensées islamiques progressistes et des relations de genre davantage harmonieuses, basées sur la complémentarité plutôt que la concurrence. Tout en partageant l’expérience de la CPIDH en termes de promotion du leadership des femmes, elle a appelé à l’institutionnalisation des systèmes politiques sensibles au genre favorisant l’égalité des chances dans l’accès aux opportunités et à la participation.


Quant à Mme Asila Wardak, elle a fait une présentation sur le « Rôle des femmes dans la consolidation de la paix”, dans laquelle elle a souligné que l’architecture internationale de paix et de sécurité a de tout temps ignoré les femmes, dès lors qu’elles ne sont pas directement impliquées dans les guerres et les conflits en tant que combattantes. Bien qu’elles soient des actrices silencieuses et invisibles, les femmes demeurent l’une des franges les plus touchées et les plus vulnérables. Le changement intervenu sur le rôle traditionnel des femmes face aux défis post-conflit qui s’élèvent en termes de réhabilitation, de sensibilisation et de maintien des familles, impose un cadre politique plus inclusif pour conforter sa participation et renforcer les capacités de la femme à absorber les chocs.


Durant la séance de clôture, « La Déclaration de Kuala Lumpur » a été adoptée, et a souligné la nécessité de promouvoir le rôle des femmes musulmanes pour un engagement et une autonomisation soutenus en vue du renforcement de la paix, ainsi que pour une meilleure implication dans la prise de décision et le développement et la transformation de la société.


Le Sommet a offert l’opportunité idoine de présenter les projets actuels de la Commission dans le domaine des droits de l’homme, de même qu’il a contribué au développement du réseau et des relations indispensables avec les institutions de recherche académique, et les organismes nationaux et gouvernementaux des droits de l’homme pour une éventuelle collaboration future. La 2ème édition du Sommet « WISE » aura lieu à Istanbul en 2017.

 

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Pour plus d'informations: veuillez visiter le site Web de la CPIDH: www.oic-iphrc.org


 
 
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