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A la lumière des développements qui s’opèrent actuellement en Egypte, la Commission Permanente indépendante des Droits de l’Homme de l’OCI (CPIDH), a rendu publique aujourd’hui la déclaration suivante:

Date: 7/10/2013

La Commission suit avec profonde préoccupation et regret les affrontements tragiques et sanglants survenus en Égypte la semaine dernière, et déplore toutes formes de violence et d’atteinte aux propriétés privée et publique, ainsi qu’aux lieux de culte.

Tout en réaffirmant la nécessité pour le peuple égyptien de jouir de la liberté d’expression et de manifester pacifiquement, sans avoir à craindre pour sa sécurité ou à faire l’objet de représailles, la commission condamne énergiquement tous ceux qui ont contribué à ce que la situation en Égypte dégénère en actes de violence et en pertes de vies humaines.

La commission rappelle que le caractère sacré de la vie humaine est hautement révéré dans toutes les religions, et que le Saint Coran enseigne que la privation injuste du droit à la vie d’un individu équivaut au meurtre de toute l’humanité. Aussi, l’Islam commande-t-il à respecter la liberté de culte d’autrui.
Par ailleurs, le Droit international des droits de l’homme prévoit qu’aucune dérogation à ces droits universels n’est autorisée.

Réitérant le devoir qu’ont les États de promouvoir et de protéger le droit de rassemblement pacifique et de liberté d’expression, la commission réaffirme que l’exercice de ces droits doit être en conformité avec la loi, en tout temps, de manière à préserver l’ordre et la sécurité publique, tel que stipulé dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle souligne, également, l’obligation pour les États de veiller à ce que nul ne soit privé de sa liberté sauf pour des motifs valables et conformément à la procédure, telle que prévu par la loi.

La Commission se félicite de l’engagement pris par les autorités intérimaires égyptiennes à assumer leurs responsabilités à cet égard et à restaurer le respect de la primauté du droit, les appelants à garantir la liberté de la presse et à rétablir le plus rapidement possible l’ordre constitutionnel démocratique dans le pays.

D’autre part, la Commission salue le dialogue ouvert lancé récemment et incite toutes les parties et forces politiques en Égypte à s’y engager de manière constructive, étant persuadée que ce processus ne manquera pas de promouvoir la réconciliation pacifique et de jeter les bases d’une société pluraliste, dotée d’institutions démocratiques solides et où les droits de l’homme de tous sont entièrement respectés et protégés.

La Commission appuie sans équivoque le droit du peuple égyptien à déterminer son avenir dans sa quête permanente et légitime du développement, de la liberté et de la justice sociale, et à choisir ses nouveaux dirigeants, à travers des élections libres et transparentes. Elle appelle, en outre, la communauté internationale à respecter pleinement la libre volonté du peuple égyptien et à ne point s’ingérer dans les affaires internes du pays. La commission souligne également l’impératif de soutenir, en ce moment critique, les efforts actuels de réconciliation nationale.

Avec l’avènement du mois Saint du Ramadan, les musulmans d’Égypte se doivent une nouvelle fois de garder à l’esprit la vraie nature de l’Islam qui leur ordonne de faire preuve de compassion et de tolérance les uns envers les autres. Toutes les parties et forces vives en Égypte sont, donc, invités à faire preuve de calme et à favoriser l’aménagement d’un environnement amical, propice au maintien de la paix et de la cohésion sociale. La cessation immédiate de tout acte de violence et d’incitation à la haine et à la violence, est  indispensable pour tourner les pages de l’histoire une fois pour toutes.

 

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