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La CPIDH réitère ses profondes inquiétudes concernant les violations persistantes des droits de l'homme commises contre des musulmans innocents du Cachemire dans le Cachemire occupé par l’Inde et demande instamment aux Nations Unies d'enquêter d'urgence sur la situation sur le terrain et d'aider à résoudre le différend de longue date conformément aux résolutions pertinentes de l'ONU.

Date: 9/9/2017

La Commission permanente indépendante des droits de l'homme de l'OCI (CPIDH) réitère sa vive inquiétude face au règne de la terreur déchaîné par les forces de sécurité indiennes contre les musulmans innocents du Cachemire au Cachemire occupé par l’Inde (CoI). La machine d’occupation indienne a utilisé sans vergogne toutes sortes de politiques oppressives pour faire taire la voix et détruire la volonté des personnes au Cachemire grâce à la torture, aux arrestations arbitraires et au meurtre illégal de milliers de civils innocents, y compris les femmes et les enfants, sans succès. Les musulmans du Cachemire continuent de manifester une forte détermination pour leur droit inaliénable à l'autodétermination, un droit qui leur est garanti par les Nations Unies.

Depuis l'année dernière, le conflit dans le CoI a acquis une nouvelle dimension. Après des décennies de répression, les jeunes Kashmiri se sont engagés à diriger la lutte contre la liberté et à exiger leur droit à l'autodétermination de manière pacifique. Malheureusement, leurs protestations pacifiques ont rencontré l'oppression habituelle impliquant de nouvelles méthodes de torture et de violence telles que l'utilisation de pellets sur des civils innocents et non armés, y compris des femmes et des enfants, qui ont entraîné des dizaines de tueries, plus de 250 aveugles et des milliers de personnes gravement blessées. L’utilisation des jeunes innocents (liés aux jeeps de l'armée) en tant que bouclier humain, l’utilisation du viol en tant que méthode de punition collective, les attaques contre les ambulances, harcèlement et arrestations arbitraires des individus de leadership du Kashmiriens peuple, interdiction des congrégations de prière du vendredi, pannes de médias et d'électricité pour perturber la vie normale et la communication est devenue la routine quotidienne des musulmans kashmiriens.

Dans un communiqué de presse commun en mai 2017, les Procédures spéciales de l'ONU se sont déclarées préoccupées par les interdictions et les restrictions de la liberté d'expression dans le CoI en tant que tendance persistante et persistante visant à freiner les manifestations et les troubles sociaux dans la région. Elles ont également demandé aux autorités indiennes de garantir la liberté d'expression et de rechercher une solution aux conflits sociaux et politiques de la région par un dialogue ouvert, transparent et démocratique. Toutefois, en dépit de fortes protestations à la fois des organisations nationales et internationales des droits de l'homme, y compris les Nations Unies et l'OCI, le gouvernement indien continue de laisser tomber son régime répressif sur des kashmiriens innocents, qui restent sans cesse en quête de leur droit légitime à l'autodétermination.

Au cours de sa récente visite à Azad Jammu et Cachemire, la délégation de la CPIDH a rencontré les réfugiés, les représentants des partis politiques et la société civile du CoI et a pris note des plaintes sérieuses et généralisées des violations flagrantes des droits de l'homme par les forces indiennes contre les Cachemiriens innocents. Dans son rapport détaillé de la visite au Conseil des ministres des affaires étrangères de l'OCI en juillet 2017, la CPIDH a exprimé sa profonde préoccupation au sujet des rapports de violation continue du droit à la vie, droit à la liberté d'expression et d'opinion, droit à la manifestation pacifique et à l'assemblée et autres droits fondamentaux du peuple du Cachemire, y compris le déni de leur droit inaliénable à l'autodétermination, garanti par le droit international des droits de l'homme et promis par les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. La CPIDH a également exprimé sa vive inquiétude face à l'augmentation de l'utilisation indiscriminée et disproportionnée de la force contre les civils non armés et innocents et les militants des droits de l'homme par les forces indiennes en toute impunité, ce qui a entraîné la torture, les exécutions extrajudiciaires, le viol et l'aveuglement massif grâce à l'utilisation de pastilles.

La CPIDH demande à l'Organisation des Nations Unies, en particulier, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme d'envoyer d'urgence une visite d'enquête à Jammu-et-Cachemire afin de déterminer de manière indépendante et faire un rapport sur la situation des droits de l'homme sur le terrain. La CPIDH renforce également son appel au gouvernement de l'Inde pour permettre à toutes les organisations internationales de défense des droits de l'homme, y compris la CPIDH, de se rendre à Jammu-et-Cachemire pour un examen indépendant de la situation des droits de l'homme sur le terrain.

En conclusion et conformément à la position de principe de l'OCI, la Commission souligne l'importance de résoudre le conflit de manière pacifique par les négociations et conformément aux aspirations du peuple du Cachemire. Elle invite également les pays de l'OCI et la communauté internationale à s'acquitter de leurs obligations en vue d'assurer la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l'ONU.

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