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Message de la CPIDH à l’occasion de la « Journée islamique des droits de l'homme et de la dignité humaine

Date: 8/5/2015

A l’occasion de la célébration de la « Journée islamique des droits de l’homme et de la dignité humaine », instituée par la 38ème session du Conseil des Ministres des Affaires étrangères (CMAE) de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), en 2011, la Commission Permanente Indépendante des Droits de l’Homme (CPIDH) de l’OCI rappelle aux Etats membres que le respect des droits humains est une condition sine qua non pour la paix, la sécurité, la stabilité politique et le développement socio-économique et culturel. Elle appelle tous les Etats membres à évaluer les défis contemporains des droits humains auxquels se trouvent confrontées les sociétés musulmanes et à réadapter, en conséquence, leurs stratégies, pour y faire face d’une manière globale. Aussi, la CPIDH réaffirme-t-elle que les idéaux islamiques de paix, de liberté, de justice et d’égalité de tous les êtres humains demeurent des principes immuables pour le renforcement de l’engagement constant de l’OCI vis-à-vis des lois sur les droits humains et des pactes internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

La CPIDH saisit cette opportunité pour exprimer sa vive préoccupation face à la montée de la haine fondée sur la religion qui mène à la violence, à la discrimination et au déni des droits humains fondamentaux. Les événements qui ont marqué les deux dernières décennies, dont notamment les exemples récents d’incitation à la haine et à la discrimination fondées sur la religion, tels que les tueries dévastatrices et méprisables des musulmans et non-musulmans par Daesh et Boko Haram, etc. ; le traitement effroyable infligé aux musulmans Rohingyas au Myanmar ; la profanation des Ecritures et des sites de par le monde ; l’impression de caricatures insensées du prophète Mohammad (PSL), sont autant d’incidents graves qui ont tous abouti à la promotion d’une culture de la discrimination et de la violence laquelle a conduit à la perte de vies innocentes et attisé le sentiment d’aliénation, d’isolement, de rejet, de polarisation et d’exclusion des membres des communautés affectées. Elle réitère, par ailleurs, son rejet du radicalisme, de l’intolérance et du terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, où qu’ils existent. La CPIDH souligne, en outre, la nécessité d’intensifier les efforts, au double plan régional et international pour contrer et mettre un terme à ces phénomènes. Elle estime qu’il est du devoir collectif de la Communauté internationale de consolider davantage les valeurs universelles de l’humanité, afin de lutter contre l’intolérance, la discrimination et la haine, et promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel pour une meilleure compréhension et une coexistence pacifique, dans le respect total des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Conformément à ses domaines prioritaires, la CPIDH doit continuer à se concentrer sur les Droits de l’Homme des femmes et des enfants ainsi que des minorités, sur le droit au développement et sur l’éducation aux droits de l’homme. Plus tard dans l’année, la Commission organisera un atelier de travail international en Indonésie, qui sera axé sur la sensibilisation aux droits de l’homme et sur l’importance de l’initiation à ces droits pour les différentes franges de la société, tels que les décideurs politiques, les magistrats, les administratifs, les forces de sécurité, les médias, et de son insertion formelle dans les programmes scolaires, y compris à partir de l’enseignement primaire. Un tel processus, estime-t-elle, permettrait de développer les valeurs, les attitudes et les comportements qui sont indispensables pour le respect, la protection et la défense des droits des individus et des communautés, sans discrimination aucune.

La CPIDH est également résolue à œuvrer à la création d’un critère des droits de l’homme islamiques sur la base duquel les États membres pourraient mesurer leurs politiques et leurs progrès dans ce domaine en vue d’harmoniser leurs législations nationales avec les conventions et lois universellement reconnues des droits humains. Dans ce même esprit, la Commission avait exhorté les États membres à faire preuve de volonté politique et à fournir les ressources nécessaires pour la mise en place de systèmes fondés sur les droits de l’homme islamiques, et qui sont en parfaite harmonie avec leurs obligations internationales en matière des droits humains.

La Commission a également appelé la Communauté internationale à continuer de travailler ensemble pour renforcer les normes des droits humains internationalement convenus, sans politisation, doubles normes, partialité ou discrimination. Elle a, par ailleurs, souligné l’impératif qu’il y a à traiter l’ensemble des droits humains pour tous sur un pied d’égalité, en particulier le droit au développement, où la discrimination continue d’avoir un impact sur le droit au développement de centaines de millions d’individus dans le monde en développement. Parallèlement, la CPIDH a mis en garde contre les initiatives prises par certains milieux en faveur de la promotion de concepts non-universels et diviseurs des droits de l’homme, concepts qui sont non seulement contre-productifs pour la consécration d’un système international des droits de l’homme, mais porterait également atteinte à l’unité existante qui est essentielle pour la mise en œuvre du système actuel des droits de l’homme universellement convenu.

En conclusion, la CPIDH réitéré que l’islam met fortement l’accent sur les droits des individus (Huqooq al-Ibad) affirmant, par conséquent, que la garantie de la dignité et des droits de chaque individu doit constituer la raison d’être de toutes nos actions, et que ces droits doivent impérativement être protégés et promus partout et tous les jours de l’année.

 


 
 
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