Commission Permanente Indépendante des Droits de l’homme (CPIDH) de
l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI)
Protéger et promouvoir les droits de l'homme dans le monde musulman et au-delà

La CPIDH de l'OCI a participé à la Conférence Internationale sur le Cachemire, tenue au Parlement Britannique à Londres. A cet effet, elle a exhorté la communauté internationale à mener une action collective pour obliger l’Inde à autoriser des missions d’information et à mettre en place une commission d’enquête chargée de vérifier des allégations de violation des droits de l’homme au Cachemire sous Occupation Indienne.

Date:2/4/2019

Londres, le 4 février 2019 : À l'invitation du Groupe Parlementaire Multipartite (APPG), la Commission Permanente Indépendante des Droits de l'Homme (CPIDH) de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a participé à la Conférence Internationale sur le Cachemire, tenue au Parlement Britannique à Londres le 4 février 2019. Cette conférence était organisée par un groupe multipartite de Parlementaires Britanniques pour marquer la Journée de Solidarité avec le Cachemire, à laquelle ont assisté le Ministre Pakistanais des Affaires Etrangères, le Président de l'État d'Azad Jammu-et-Cachemire, l'ancien Premier Ministre de la Norvège, l'ancien Vice-Président de la CPIDH, en plus de bien d'autres dirigeants du Cachemire, y compris des universitaires et des représentants des médias et de la société civile. 

En sa qualité de Coordinatrice du Mécanisme Permanent de l'OCI pour le suivi de la situation des droits de l’homme au Cachemire sous Occupation Indienne, Dr. Raihanah Binti Abdullah, a prononcé un discours liminaire au cours de la réunion. Dans ses propos, elle a catégoriquement condamné les graves et systématiques violations des droits de l'homme, perpétrées contre d'innocents civils au Cachemire sous Occupation Indienne, dont notamment des actes de nettoyage ethnique et de génocide, des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires, l'usage d'armes à plombs dont les tirs sont à l'origine de nombreux cas de cécité et le recours au viol et à l'agression des femmes comme méthode de répression, le tout orchestré dans le but de réprimer le droit légitime et bien reconnu des Cachemiriens à l’autodétermination. Elle a souligné que dans le rapport d'enquête détaillé de 2017, la CPIDH-OCI avait conclu qu'il existe des preuves indirectes substantielles, soutenant les allégations de recours à la force aveugle et disproportionné par les forces d'occupation indiennes, ayant commis de graves actes de violation de droits de l'homme, y compris notamment des atteintes aux droits à la vie, à la liberté d’expression, à la liberté de religion, à la liberté de culte, à la liberté de réunion et d'association pacifiques du peuple Cachemirien , dont la protection est pourtant garantie par le droit international des droits de l’homme. Les conclusions du rapport de la CPIDH ont été reprises par celui du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, publié en juin 2018.

La Conférence a unanimement: a) entériné l'appel du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme pour la création d’une commission d'enquête sous les auspices de l'ONU, en vue de procéder à une vérification approfondie des allégations de violations des droits de l'homme, laquelle recommandation est pleinement soutenue par la CPIDH de l'OCI; b) exhorté le Gouvernement Indien à mettre fin sans délais à ses actes de violation des droits de l'homme au Cachemire sous Occupation Indienne et à abroger ses lois discriminatoires, constituant une entorse aux législations et aux normes internationales relatives aux droits de l'homme, telles que la loi sur les pouvoirs spéciaux des forces armées,  et à autoriser des missions d'information conjointes de la CPIDH-OCI et d'autres organismes de défense des droits de l'homme dans la région ; et c) exhorté la communauté internationale à recourir au système du boycott, du désinvestissement et des sanctions, en vue d'obliger le Gouvernement Indien à respecter ses obligations internationales en matière de droits humains.

Une résolution présentée par les Parlementaires Britanniques et approuvée par les participants a également été adoptée par la Conférence, appelant à la cessation immédiate des violations des droits de l'homme au Cachemire sous Occupation Indienne et à la nécessité de mettre en œuvre les résolutions pertinentes des Nations Unies, en vue de permettre aux habitants de Jammu-et-Cachemire d'exercer leur droit inhérent et inaliénable à l'autodétermination, dans le cadre d'un plébiscite libre et juste sous les auspices de l'ONU.

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