Commission Permanente Indépendante des Droits de l’homme (CPIDH) de
l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI)
Protéger et promouvoir les droits de l'homme dans le monde musulman et au-delà

La CPIDH-OCI se félicite de la publication du Second Rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme sur les violations des droits de l’homme au Cachemire sous Occupation Indienne et soutient les recommandations relatives à la création d'une Commission d’Enquête chargée de vérifier ces violations, tout en veillant au respect du droit du peuple Cachemirien à l’autodétermination.

Date:11/7/2019

La Commission Permanente Indépendante des Droits de l'Homme de l'OCI (CPIDH-OCI) se félicite du Second Rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme sur la situation des droits de l'homme au Cachemire sous Occupation Indienne, tel que publié le 8 juillet 2019. En effet, ce rapport du HCDH vient confirmer à nouveau les conclusions d’un rapport antérieur de la Commission, ayant fourni des renseignements détaillés sur les graves violations des droits de l’homme et les atrocités commises au préjudice du peuple Cachemirien innocent, pour avoir revendiqué de manière aussi pacifique que légitime son droit inaliénable d’accéder à l’autodétermination. 
En soulignant la situation dramatique des  Cachemiriens innocents qui continuent de subir une répression brutale et de graves violations des droits humains aux mains des Forces d'Occupation Indiennes, le document affirme sans réserve la nécessité de faire respecter le droit du peuple du  Jammu-et-Cachemire à l'autodétermination, tel que prévu par le droit international et confirmé par  les différentes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies y relatives.
Le rapport du HCDH, bien qu'il ne s'agisse que d'une mise à jour du dernier document intégral publié en juin 2018, confirme  une fois de plus et de manière explicite les mêmes abus et violations des droits de l'homme au Cachemire sous Occupation Indienne, tout en documentant de façon approfondie l'emploi excessif de la force par les Forces d’Occupation Indiennes, dont notamment le recours à l'usage d'armes à plombs prohibées  pour tuer et mutiler des civils innocents et non armés, des arrestations arbitraires,  des exécutions extrajudiciaires et des attaques contre les dirigeants religieux et politiques musulmans du Cachemire, y compris  les manifestants pacifiques au prétexte d’accusations montées de toutes pièces. 
Il vous souviendra que la CPIDH a souligné à maintes reprises que le rapport du HCDH confirme à bien d’égards que ces actes de graves violations des droits de l’homme sont commis par les Forces d’Occupation Indienne avec la bénédiction des lois draconiennes qui les protègent, telles que la Loi sur les Pouvoirs Spéciaux des Forces Armées et celle relative à la Sécurité Publique,  qui leur accordent une impunité absolue  pour mener ces opérations inhumaines au détriment de toute responsabilité de reddition de comptes. 
C’est pourquoi la CPIDH se fait l'écho des appels lancés par le HCDH pour créer une Commission d'Enquête sous les auspices de l'ONU, chargée de vérifier, de manière exhaustive, les allégations de violations de droits de l'homme confirmées, tout en exprimant ses souhaits de voir les parties coopérer pleinement avec l'ONU au moment de la mise en place de de la Commission concernée et ses procédures.
En outre, la Commission espère sincèrement que le contenu de ces rapports des Nations Unies et d'autres documents similaires aidera la communauté internationale à persuader le Gouvernement Indien à mettre fin à son déni persistant des droits fondamentaux des musulmans du Cachemire, tout en changeant sa politique répressive de manière à favoriser l'évolution de ce conflit vers une solution durable , et ce,  en accordant au peuple son droit incontestable à l'autodétermination, tel qu’il lui a été promis.
Enfin, la Commission Permanente Indépendante des Droits de l'Homme de l'OCI réaffirme les déclarations tant répétées des Sommets Islamiques et des Sessions du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l'OCI, visant à aider le peuple du Jammu-et-Cachemire à jouir de ses droits, dont notamment celui d'accéder à l'autodétermination et de pouvoir résoudre la crise par le dialogue, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et aux légitimes aspirations du peuple Cachemirien.

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