Commission Permanente Indépendante des Droits de l’homme (CPIDH) de
l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI)
Protéger et promouvoir les droits de l'homme dans le monde musulman et au-delà

La Commission Permanente Indépendante des Droits de l’Homme (CPIDH) de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) condamne vigoureusement le maintien du couvre-feu inhumain et le blocage des télécommunications au Cachemire sous Occupation Indienne, tout en appelant au rétablissement sans délais des libertés publiques

Date:9/3/2019

Djeddah, le 4 septembre 2019 :

La Commission Permanente Indépendante des Droits de l'Homme (CPIDH) de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a le regret d'exprimer toute sa consternation face à la persistance des opérations du couvre-feu et du blocage des télécommunication imposées sans relâche par les forces de sécurité Indiennes depuis le 5 août 2019, et ce, en dépit des multiples condamnations de l'opinion Internationale. En effet, il est déplorable de souligner le fait que l’ensemble du territoire Cachemirien occupé soit devenu la plus grande maison d'arrêt au monde, engendrant ainsi de graves répercussions sur la situation humanitaire et des droits de l’homme au préjudice de la population innocente.

En dépit de ce blocus de nature forte, des informations dignes de foi ont été relayées par des organes de presse, faisant état d’interpellation illégale par les forces de sécurité de plus de 5 000 personnes, pour la plupart issues de la couche juvénile. En outre, des dirigeants politiques ont été également frappés par ces mesures d'arrestations arbitraires sans aucune forme de procédure légale. Il en est de même pour les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme, qui sont arrêtés et traduits en justice sur la base de faux chefs d’accusation. Les violations massives et continues des droits de l'homme, telles que perpétrées par les forces de sécurité en toute impunité, agissant dans le cadre d'une idéologie d'exclusion (l’hindouïté), constitue une preuve éloquente de prise de position de l'État par rapport à ce phénomène, ce qui fait présager, selon des organisations internationales de défense des droits de l'homme, la probabilité du génocide au Cachemire, et dont ils ont déjà lancé d’alertes. Il s'agit bien de violations déplorables et flagrantes des droits fondamentaux des Cachemiriens, dont notamment le droit à la vie, le droit à la liberté d'expression, le droit à la manifestation pacifique et à la réunion, qui constituent une entorse aux dispositions du droit international des droits de l’homme et un manquement par l’Inde à ces obligations internationales en la matière.

Par ailleurs, la CPIDH se félicite du communiqué de presse publié par les Procédures/Rapporteurs spéciaux du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, qualifiant la situation actuelle de “répression collective”, dirigée contre la population du Jammu-et-Cachemire", tout en exprimant ses préoccupations par rapport aux cas de détention illégale et de disparition forcée des jeunes manifestants, sans occulter le recours excessif à la force, y compris l’usage balles réelles pour disperser les manifestations. Des défenseurs des droits de l'homme du monde entier, y compris l'Inde, continuent de publier des déclarations similaires dénonçant ces actes et agissements de nature illégale et anti- démocratique du gouvernement Indien, jugés arbitraire et contraires aux dispositions du droit international des droits de l'homme. À cet effet, elle partage ces graves préoccupations, tout en exprimant son soutien à la recommandation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, relative à la création d'une commission d'enquête placée sous l'égide de l'ONU, qui se chargera de la vérification exhaustive de toutes les allégations de violations des droits de l'homme.

Enfin, la Commission se félicite également de l'appel lancé par l'OCI au gouvernement Indien, l’invitant à prendre des disposions immédiates pour lever sans délais le couvre-feu, chose qui permettrait de baliser la voie pour le rétablissement des communications et restauration des libertés publiques fondamentales aux Cachemiriens. Par la même occasion, elle exhorte le gouvernement Indien à autoriser des missions d’enquête de l'ONU et de l’OCI, qui souhaitent se rendre au Cachemire pour s’enquérir de la situation des droits de l'homme qui prévaut sur le terrain de manière objective et indépendante.

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