Commission Permanente Indépendante des Droits de l’homme (CPIDH) de
l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI)
Protéger et promouvoir les droits de l'homme dans le monde musulman et au-delà

À l’occasion de la « Journée Internationale de la Femme 2019 », la Commission Permanente Indépendante des Droits de l'Homme de l'Organisation de la Coopération Islamique (CPIDH-OCI) appelle à l’égalité des chances et des possibilités d'accès aux innovations technologiques, en vue d'une autonomisation effective de toutes les femmes et des filles

Date:3/8/2019

Djeddah, le 8 mars 2019 :

La Commission Permanente Indépendante des Droits de l’Homme de l’OCI (CPIDH-OCI), conformément au thème de la « Journée Internationale de la Femme 2019 », appelle à l’élimination de toutes les barrières structurelles, en vue de combler la fracture numérique entre les hommes et les femmes. La CPIDH encourage également l'utilisation de moyens innovants basés sur la technologie pour améliorer les opportunités des femmes et des filles, leur permettant ainsi de tirer pleinement profit de leur potentiel et de contribuer de manière significative au développement durable de leurs sociétés respectives.

La Commission souligne que l'Islam a prévu des relations complémentaires entre les hommes et les femmes par la codification des droits et des responsabilités et appelle à l'égalité des chances, en particulier à une éducation de qualité, aux soins de santé et à l'alimentation adéquate des femmes et des filles, afin de contribuer de manière efficace à l'édification des sociétés pacifiques et résilientes. En cette importante occasion, la CPIDH tient à rappeler que la discrimination fondée sur le sexe est interdite par les principaux instruments relatifs aux droits de l’homme, y compris notamment l’article 3 commun aux Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques et le Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels, prévoyant pour les deux sexes l'égalité d'accéder à tous les droits et d’en jouir sans exception.

Depuis son lancement, les droits humains des femmes constituent l’un des domaines de travail prioritaires de la CPIDH. À cet effet, elle a régulièrement participé aux sessions de la Commission de la Condition de la Femme des Nations Unies et à d’autres conférences ministérielles sur le rôle des femmes dans le développement, tout en contribuant de manière efficace au renforcement de la mise en œuvre intégrale et effective des droits des femmes, tels que protégés par les obligations internationales. La Commission travaille actuellement sur la revue de la Déclaration du Caire sur les Droits de l’Homme en Islam et du Pacte de l’OCI sur les Droits de l’Enfant en Islam, qui accordent une importance particulière à la protection et à la promotion des droits des femmes et des petites filles.

Rappelant le potentiel des technologies modernes de l'information et de la communication (NTIC), la CPIDH a souligné la nécessité d'utiliser ces technologies pour assurer l'autonomisation des femmes et des filles, en créant des ressources en ligne peu coûteuses en temps réel, susceptibles d'aider à la sensibilisation aux droits des femmes et à faciliter l'acquisition des connaissances et du savoir-faire nécessaires. L’accès, le contrôle et l’utilisation des TIC constituent un moyen efficace pour assurer l’égalité et l’équité entre les sexes. Ce qui a certes un impact positif sur le droit des femmes à participer à la vie culturelle, à profiter des avantages du progrès scientifique et du meilleur état de santé physique et mentale. Par exemple, l’utilisation des technologies de télémédecine pourrait relier les femmes des régions lointaines aux installations sanitaires mondiales modernes. Malheureusement, l’inégalité d’accès, telle que commandée par des obstacles physiques et socioculturels, demeure une préoccupation majeure en matière des droits de l’homme, aggravant ainsi la fracture numérique entre les sexes. Même en cas de disponibilité d’accès, les femmes et les filles restent toujours défavorisées par rapport à l’utilisation effective, ce qui accentue le cercle vicieux de la féminisation de la pauvreté.

La Commission a souligné la nécessité d’adopter et d’appliquer des lois et des politiques nationales inclusives, fondées sur les droits, qui encouragent les étudiantes à poursuivre des carrières dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques et des TI, et ce, grâce à des initiatives intégrées. Elle a ajouté que ces mesures pourraient inclure des quotas réservés, des allégements fiscaux et d’autres incitations visant à renforcer la représentation et la participation des femmes aux rôles liés à la technologie.

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